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25/11/2013

Le TCS et la vignette : demain on rasera gratis !

Or donc les urnes ont parlé. A mon grand regret, elles ont rejeté l'augmentation de la vignette. L'histoire jugera, même si cet événement est infime en regard des problèmes de l'humanité, je ne peux m'empêcher d'analyser la campagne et la motivation de la majorité des électeurs. En fait de motivation, je pense qu'il faudrait mettre ce terme au pluriel car il s'agit d'un amalgame hétéroclite.

Dans ce front du refus, on trouve pêle-mêle les démagogues habituels de l'UDC, les Verts écologistes opposés à tout ce qui concerne la bagnole et qui n'en possèdent pas, mais qui ne rechignent pas à se faire transporter dans celles des autres, à l'image de Robert Cramer alors Conseiller d'Etat. Et puis il y a aussi l'ATE qui combattait cette augmentation par idéologie et faisait alliance avec un bien curieux partenaire de circonstance : le TCS !

Oui, le TCS qui se prévaut de "défendre les intérêts de tous les automobilistes", comme si ces derniers lui avaient donné un blanc-seing ou avaient été consultés et donné leur adhésion. Cette campagne m'aura au moins appris que ledit TCS est doté d'une "Commission politique" qu'on suppose être élue par les délégués. En tant que sociétaire, je ne sache que le TCS m'ait une seule fois demandé de m'exprimer au sujet de cette augmentation du prix de la vignette, alors de quel droit prétend-il parler au nom de tous ses sociétaires ? Le citoyen électeur que je suis serait-il mis sous tutelle au motif qu'il serait jugé incapable de discernement au point de devoir s'en remettre à un club de dépannage routier chargé de penser et de décider pour lui ? Demande-t-on à sa caisse maladie de défendre ses intérêts pour contenir les augmentations des primes dans le domaine de la santé ?

Les automobilistes ne le sont que partiellement, car ils aussi tous piétons et parfois cyclistes ou motocyclistes. Ce qui m'intrigue dans ce refus du TCS, ce sont les motivations qui le sous-tendent. Les arguments servis par le TCS lors de la campagne sortaient parfois tout droit du Café du Commerce et fleuraient bon la démagogie, car jamais ses porte-paroles ne nous ont expliqué comment ils entendaient réaliser le programme d'extension des routes nationales et leur entretien, ni surtout dans quels délais. Car il ne faut pas se leurrer, sans ressources supplémentaires ce programme d'extension du réseau des routes nationales ne pourra pas être réalisé et les projets devront être repris par les cantons, des cantons qui ne disposent pas des ressources nécessaires. Des ressources, mais quelles ressources ? Fiscales ? Mais fiscaliser quoi, qui et comment ? Bonjour la solidarité entre les régions !

A la suite de ce couac électoral deux hommes ont émergé, sortis du lot dans cette médiocrité politique ambiante : les Vaudois Pascal Broulis et Olivier Français. Deux véritables hommes d'Etat qui ont démontré qu'il avaient une réelle vision des tâches de la Confédération, qui ont parlé de l'urgence de la réalisation des infrastructures de transport routières et ferroviaires, de solidarité confédérale et de l'impérieuse nécessité de ne pas laisser tomber les cantons.

La Suisse, heureux pays qui peut s'offrir le luxe d'un référendum national sur une augmentation de prix d'une vignette autoroutière. Lorsqu'on n'a pas de problèmes, il suffit d'en inventer !

Le TCS s'est quant à lui tiré une balle dans le pied car comme chacun sait, demain on rasera gratis !

11:11 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : tcs, vignette, autoroutes, financement des infrastructures | |  Facebook

Commentaires

Très bon billet, qui exprime parfaitement le point de vue des honnêtes hommes, au sens de la Montaigne...

Écrit par : Géo | 25/11/2013

Et si avant de nous faire payer plus.....on s'occupait du problème à la base. Cela ne vous a pas échappé que c'est pour l'année 2014; l'immigration massive, la surpopulation. Dès lors que ces sujets primordiaux auront été débattus, votés puis planifiés on pourra alors savoir ce qu'il faut vraiment continuer à construire, en prenant sur des terres agricoles qui vont sérieusement nous manquer. (Donc il est important de les protéger et pas les massacrer simplement pour faire des routes en plus!)
Le peuple a donc vu juste, même si le prix était l'argument majoritaire! il y a un bon principe à toujours mettre en avant: On paie pour quoi? Donc on ne met pas la charrue avant les bœufs!

Écrit par : Corélande | 25/11/2013

@ Géo :

Montaigne, oui, mais sans La Boétie ... ;o)

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/11/2013

@ Corélande :

Vos propos illustrent parfaitement ce que j'ai désigné par "amalgame hétéroclite" dans mon billet. Pensez-vous sérieusement que tous les opposants à cette augmentation étaient motivés par des idéaux tels que la conservation de la nature et du paysage ?
Non, certainement pas. Il suffit de lire les commentaires postés dans les blogs et aux bas des articles de presse pour s'en convaincre. La plupart des "Neinsagers" ont voté avec leurs tripes : "nous en avons marre de payer ..." disent-ils, mais de réflexion profonde, aucune !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/11/2013

"Montaigne, oui, mais sans La Boétie ... ;o)"
Oh ! Vous croyez que...???

Écrit par : Géo | 25/11/2013

Je traduis ce vote différemment. Et nous aurons l'occasion de vérifier d'où vient vraiment ce refus massif lorsqu'on commencera à parler de l'augmentation du fonds pour les CFF que l'on s'est bien gardé d'évoquer à trop haute voix dans les débats sur la vignette.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/11/2013

Les infrastructures existantes demandent des investissements (indépendamment des développements nouveaux). Or l'argent manque - surtout dans les cantons - et on le trouvera en augmentant l'essence et là certains regretterons les 60 CHF de plus pour la vignette en comptant combien représenteront 15 ou 20 cts de plus par litre !

Écrit par : uranus2011 | 25/11/2013

@ Géo :

Mais non Géo, je ne crois rien du tout !
J'ai simplement voulu faire une transition entre "la Montaigne", phonétiquement "la Montagne" en vieux français - ce vous vouliez dire je pense, ceci pour faire allusion à mes origines supposées - et Montaigne écrivain, philosophe et ami de La Boétie. Mon propos était juste un accusé de compréhension du sens donné à Montaigne.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/11/2013

Moi qui apprécie les jugements mesurés que vous portez généralement sur les personnes et les choses, vous m'avez, cette fois, surpris ! J'ai voté contre l'augmentation du prix de la vignette et pour une fois je me retrouve dans le camp des gagnants. La carte de la Suisse était bien rouge et je peux imaginer - presque affirmer - que sur ce coup-là, les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie. Un vote plus protestataire que réfléchi.

Il en va de la vignette comme de la TVA : une fois instaurée, les autorités trouvent assurément toujours mille et une astuces pour augmenter soit le prix, soit le pourcentage. Et vous verrez qu'à terme, le taux de la TVA en Suisse sera eurocompatible ! Ce sera un argument de moins pour ne pas y adhérer. Il en ira de même avec la vignette, les politiques étant têtus et mauvais perdants. Ils reviendront à la charge soit frontalement soit en inventant une nouvelle taxe. Je trouve en outre particulièrement affligeant que l'on ose affirmer que prix la nouvelle vignette était raisonnable en comparaison de ce que paie nos amis français avec leurs autoroutes. Il est réjouissant de constater que les Français, pour une fois, sont nos amis...Et pourquoi ne pas avoir fait la comparaison avec le "prix" des autoroutes allemandes ?

"Demande-t-on à sa caisse maladie de défendre ses intérêts pour contenir les augmentations des primes dans le domaine de la santé ?"
Le lien que vous faites avec les caisses-maladie n'est malheureusement pas pertinent. Il fut une époque, pas si lointaine, où les caisses-maladie - on les appelait alors de sociétés de secours mutuels - étaient constituées en associations et il appartenait à l'assemblée générale ou à celle des délégués de prendre les décisions qui s'imposaient. Ces temps sont révolus car les assurés - les sociétaires d'alors - ont petit à petit abandonné leurs prérogatives d'organe de contrôle. C'est fâcheux mais cela a conduit aux problèmes que nous connaissons aujourd'hui.

Quant à la solidarité confédérale, je la considère juste comme une belle idée qui ne se concrétise que quand il s'agit de ponctionner le citoyen. Et quand M. Broulis parle de concurrence fiscale entre cantons comme d'une saine émulation, je peine assurément à saisir le pirouette intellectuelle qu'il faut faire pour rester cohérent !

Je finirai en citant Boris Vian qui a dit :"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun"."
Remplaçons "homme" par "suisse" et nous nous rendons compte qu'on est encore loin du voeu cher à Vian.

Mais je peux quand même vous rejoindre sur un point et je ne l'aurais pas mieux dit :
"La Suisse, heureux pays qui peut s'offrir le luxe d'un référendum national sur une augmentation de prix d'une vignette autoroutière. Lorsqu'on n'a pas de problèmes, il suffit d'en inventer !"

Écrit par : Michel Sommer | 25/11/2013

Jean d'Hôtaux@ Fichtre et ventre saint-gris ! C'est la première fois que je lis une allusion au fait que de la Montaigne s'écrivait ainsi, comme la Bretaigne et la campaigne. A une époque où on nous fatigue avec des "points d'orgue", des "compliqué", des "soucis" à la place de problèmes et je ne sais quelle barbarie, je n'aurais jamais pensé faire remarquer ce petit détail aux cuistres qui nous entourent et qui dominent notre environnement médiatique. Il y a longtemps que je les laisse prononcer Montégne au lieu de Montagne...

Écrit par : Géo | 25/11/2013

...de ce que paient nos amis français...
Une fois envoyé plus moyen de corriger !

Écrit par : Michel Sommer | 25/11/2013

@ Pierre Jenni :

Ce refus massif est probablement la traduction d'un ras le bol de la majorité des opposants à l'augmentation de la vignette, mais force est de constater que nous nous trouvons maintenant dans une impasse car il faudra bien trouver une solution pour le financement des infrastructures routières d'une part, ferroviaires d'autre part. Opposer les deux modes de transport, complémentaires par définition, serait un non-sens. Seul un consensus est susceptible de sauver l'ensemble des infrastructures et surtout de les pérenniser.
Concernant le fonds d’aménagement et de financement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF), qui permettra d’investir des dizaines de milliards dans les transports publics et sur lequel nous devrons voter en février prochain, la campagne électorale commence aujourd'hui.

Cordialement !

@ Uranus :

D'accord avec vous, l'argent manque dans les cantons, mais ceux-ci ne pourront en aucune manière financer leurs infrastructures routières sur la base d'une augmentation des taxes sur l'essence, celles-ci étant de la compétence de la Confédération. La compétence fiscale des cantons est très limitée dans ce domaine. Elle se limite à la taxe annuelle perçue sur les véhicules à moteur.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/11/2013

J'ai bien compris votre préoccupation. Et je ne prétends pas y apporter une solution ici. Je me borne à relayer un sentiment largement partagé des automobilistes vaches à lait, libellé de la prochaine initiative lancée.
Certes les suisses ont plébiscité les investissements pour le rail prélevés sur les taxes sur les véhicules à moteur il y a environ 40 ans déjà. Mais lorsque ces investissements se font au détriment de la route, la colère gronde. Le rail n'est ni concurrentiel, ni rentable mais reste évidemment incontournable. La demande des opposants à la vignette est simple. Ils veulent savoir où va quoi. Alors espérons que le CF viendra rapidement avec un projet de fonds exclusivement dédié à la route, sur le modèle du FAIF, en toute transparence. Nous verrons alors les milieux de défense de l'automobile valider les options proposées. A l'opposé des Verts dont l'idéologie consiste à éradiquer la voiture des centres urbains.

Écrit par : Pierre Jenni | 25/11/2013

@ Michel Sommer :

Merci de votre commentaire !

Je vais tenter d'y répondre, pour l'essentiel tout au moins.

Mon billet est un "coup de gueule" écrit sous le coup de l'émotion, car si l'on pouvait prévoir un résultat négatif, je ne m'attendais pas à un tel désastre. Une carte de Suisse intégralement rouge comme vous l'écrivez ! Il va de soi que "les Suisses ont voté avec leur porte-monnaie, un vote plus protestataire que réfléchi." Totalement d'accord avec vous sur ce point là.
Cela étant, je ne pense pas avoir été dans la démesure sur les jugements portés "sur les personnes et les choses" comme vous l'écrivez. J'ai certes un peu égratigné Robert Cramer pour son incohérence et tressé des louanges à Pascal Broulis et Olivier Français, deux hommes que je ne connais pas personnellement, alors que j'ai rencontré une fois le Genevois dans un cadre professionnel.
Quant aux "choses", je pense qu'il faut appeler un chat, un chat et s'exprimer parfois sans nuances lorsqu'on est convaincu du bien-fondé d'un choix politique, particulièrement en démocratie directe. Si j'ai été péremptoire dans mes propos, je ne pense pas pour autant avoir été excessif.

Sur l'essentiel.
Nous vivons aujourd'hui dans une société matériellement très bien équipée aussi bien qu'organisée, dans laquelle nous disposons non seulement de l'essentiel, mais même du superflu. Dans ce confort dans lequel nous nous sommes installés, nous avons oublié que toute prestation a un coût. Rien n'est gratuit !

Même si les autoroutes allemandes ne sont pas "polluées" par des barrières de péage et qu'il n'existe pas de vignette dans ce pays, cela ne signifie pas pour autant qu'elles sont gratuites. Leur financement - que j'avoue ne pas connaître - est simplement assuré par d'autres moyens.
Dans l'un de mes billets publié en mars dernier je m'étais contenté de comparer le prix de notre vignette suisse avec le coût des péages en France d'une part, avec le prix des vignettes autrichiennes d'autre part. Voir ici :
http://reveriesduncitoyenordinaire.blog.tdg.ch/archive/2013/03/24/la-vignette-et-les-populistes.html

Sans vouloir jouer au marchand de tapis, je pense que nous n'avons pas à rougir du prix actuel de notre vignette en Suisse, pas plus que nous aurions dû avoir honte d'une vignette à 100.- CHF, puisqu'il était prévu d'en émettre une pour les touristes avec une validité de deux mois.

Je ne vois pour ma part aucune incohérence à vouloir comparer les caisses-maladie avec le TCS du fait de leurs activités dans leur domaine respectif. En effet, le TCS comme les caisses-maladie sont des prestataires de services et ceux-ci défendent avant tout leurs propres intérêts qui passent avant ceux de leurs clients, plus ou moins captifs par ailleurs, qu'on les appelle "sociétaires" ou "assurés" n'y change rien.

Bien cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/11/2013

"Sans vouloir jouer au marchand de tapis, je pense que nous n'avons pas à rougir du prix actuel de notre vignette en Suisse, pas plus que nous aurions dû avoir honte d'une vignette à 100.- CHF,"

Bien sur qu'il n'y a pas à rougir.
Le problème n'était pas de devoir sortir 100CHF/an pour une vignette. Le problème était de vouloir augmenter une vignette sous pretexte qu'il va manquer de l'argent pour 400km de routes qui étaient du ressort cantonal, alors que dans le meme temps 70% des revenus actuels de la vignette ne vont justement pas... à la route (cela va aux CFF (une bonne chose indispensable et indiscutable et... dans les caisses de la Confédération)).

Vous ne pouvez pas demander à quelqu'un de payer plus quelque chose alors qu'il paye deja bien assez, si l'intégralité ou au moins la majorité de cet argent (ex: 70% à la route, 30% au rial et rien dans les caisses de la Confédération) allait directement à ce pour quoi il est dû: la route.

D'autant plus risible quand l'un des argument du passage en main fédérale de ces fameux 400km est " les tronçons repris devront satisfaire à des standards supérieurs en termes de disponibilité, de compatibilité et de sécurité"... Quand on voit l'autoroute genève-lausanne qui n'a quasi pas évolué en un demi-siècle, dont au moins les 15-20 dernières années où elle ne suffit clairement plus au trafic autoroutier (pendulaire en particulier) et qu'à part les 3 voies vers Morges, tout le reste en est encore à l'état de projet/ebauche... C'est juste se foutre de l'automobiliste.
Faut pas s'étonner que certains votent non "sans réflexion, aucune".

Écrit par : Pierre Roche | 26/11/2013

@ Pierre Roche :

" ... alors que dans le meme temps 70% des revenus actuels de la vignette ne vont justement pas... à la route (cela va aux CFF (une bonne chose indispensable et indiscutable et... dans les caisses de la Confédération)). "

Ce que vous écrivez là est totalement faux !

Vous confondez ici le produit de la vignette avec le produit des taxes sur les carburants.

Le produit de la vignette est entièrement affecté aux routes nationales (infrastructure et entretien). Il s'est vendu l'an dernier 9 millions de vignettes, ce qui représente un montant brut de 360 millions de CHF. Voir ici pour vous en convaincre (site de la Confédération - DETEC) :

http://www.uvek.admin.ch/themen/03527/03536/03537/index.html?lang=fr#sprungmarke1_0

Malheureusement ce montant annuel ne suffit plus en raison de plusieurs facteurs. Tout ceci est très bien expliqué sur le site mis en lien ci-après.
Le site du DETEC est très bien fait, il vous renseigne dans tous les détails, il suffit simplement de le consulter !

Je vous suggère également de lire le projet lié à la création du fonds
pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) qui est très instructif. Voir ici :
http://www.uvek.admin.ch/themen/03527/03534/index.html?lang=fr

Ce que je reproche aux opposants, au TCS en particulier, c'est d'avoir mené une campagne de désinformation sur la réalité des faits, d'avoir trompé les électeurs avec des arguments démagogiques et fallacieux. Le TCS a clairement fait campagne contre l'intérêt des automobilistes !
Le résultat de dimanche va retarder considérablement la réalisation de projets d'ores et déjà prêts pour une réalisation, même si ceux-ci n'impliquaient pas la liaison Lausanne Genève (sauf peut-être Morges dans une certaine mesure).
Si l'on suit votre logique, il ne faudra pas s'étonner de voir demain Zurich, Bâle ou le Tessin s'opposer à un hypothétique projet de traversée de la Rade à Genève !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/11/2013

Votre analyse fleurte avec les pâquerettes et les bas-fonds des opinions du Café du Commerce que vous mentionnez.

1) L'ATE (et le parti Verts) se sont clairement trompés de combat, comme certains élus PLR/UDC suisse romands que vous mentionnez, tous largement désavoués par leurs électeurs.
2) Quant au TCS, c'est une organisation de consommateurs qui fonctionne sur une base démocratique et s'engage en politique comme les autres associations similaires. Commencez par vous rendre aux assemblées générales de ces associations et informez-vous un minimum. Cela vous évitera d'écrire de pareilles stupidités à l'avenir, au lieu de rêver les yeux ouverts en critiquant un monde que vous ne semblez pas connaître... comme l'indique d'ailleurs le titre de votre Blog.

Écrit par : gladie | 26/11/2013

Paradoxalement ce refus d'une vignette à 100 CHF (peut-être que 99.50 , comme dans les magasins, aurait fait moins peur ?) dont l'entier des recettes aurait été attribué à la route sera "compensé" en partie par une augmentation du prix de l'essence dont une partie de la recette n'ira pas seulement à la route ! Je crois que la réponse si nettement négative est en fait un cri de raz-le-bol face aux ponctions continuelles subies par le citoyen-payeur.
Mais comme souvent après chaque scrutin, les problèmes restent car on n'a pas avancé d'un cm et ça c'est dommageable pour tous.

Écrit par : uranus2011 | 26/11/2013

@ gladie :

Au risque de vous déplaire une fois de plus, le TCS, dont je suis sociétaire depuis de nombreuses années, a clairement perdu toute crédibilité sur ce dossier !

Si le TCS est une "organisation de consommateurs" comme vous l'écrivez, qu'il se limite à assurer le dépannage routier - il le fait très bien d'ailleurs -, c'est tout ce qu'on lui demande !

Jusqu'à plus amples amples informés, en Suisse c'est aux citoyens qu'il incombe de former leur opinion sur les objets politiques qui leur sont soumis, pas aux "organisation de consommateurs" qui ne sont que des lobby économiques et défendent leurs propres intérêts !

Plutôt que de parler de "stupidités" expliquez-nous comment, par quel financement et dans quel délai, le TCS entend maintenant réaliser les projets routiers désormais condamnés ?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/11/2013

@ Uranus :

D'accord avec vous sur ce point là. Cette décision regrettable est l'expression d'un ras le bol, mais malheureusement les problèmes restent sans solution.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/11/2013

"c'est aux citoyens qu'il incombe de former leur opinion sur les objets politiques qui leur sont soumis, pas aux "organisation de consommateurs".

Il faut quand même dire que ces mêmes organisations sont parties prenantes lors de la -consultation- et elles figurent au rapport. Alors je ne vois pas pourquoi elles ne pourraient pas s'engager lors de la votation!

D'autre part en lisant le fameux rapport et la loi relative, une chose m'intrigue. Depuis janvier 2011 entrée en vigueur de la modification de la loi sur la vignette autoroutière qui s'étend aux routes nationales aurait dû obliger TOUS les véhicules (sauf exceptés) à arborer fièrement la dite vignette....non? (et plus seulement si l'on emprunte les autoroutes)

Écrit par : Corélande | 26/11/2013

@ Corélande :

" Il faut quand même dire que ces mêmes organisations sont parties prenantes lors de la -consultation- et elles figurent au rapport. Alors je ne vois pas pourquoi elles ne pourraient pas s'engager lors de la votation! "

Certes, mais c'est avant tout aux citoyens électeurs de former eux-mêmes leur opinion en toute indépendance. Nous sommes dans un système de démocratie directe ne n'oublions pas et c'est aux citoyens qu'il appartient de prendre leurs responsabilités. Quant à ces organisations qui prétendent défendre l'intérêt des consommateurs ou utilisateurs - ici le TCS - ce sont avant tout des lobbys économiques qui défendent leurs propres intérêts lesquels ne coïncidents pas forcément avec ceux de l'ensemble des automobilistes !

Quant au port de la vignette elle-même, si l'arrêté fédéral avait été accepté ce dimanche 24 novembre, celle-ci aurait dû être appliquée à l'ensemble du réseau des routes nationales, y compris sur l'extension des 400km prévus. Il faut relever toutefois que le réseau des routes nationales n'est pas constitué uniquement d'autoroutes, notamment sur l'extension de ces fameux 400km.
Toutefois cette obligation n'aurait en aucune manière concerné les routes cantonales. Par conséquent je suis extrêmement surpris de votre dernière remarque ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/11/2013

A propos de péages sur les autoroutes allemandes, on apprend aujourd'hui que la question se pose. En effet dans les négociations actuelles entre la CDU/CSU et le SPD pour la formation du nouveau gouvernement allemand, la CSU (branche bavaroise de la CDU) souhaiterait qu'un péage autoroutier soit appliqué aux étrangers :

" Mais la base se plaint de certains compromis acceptés par le SPD sur des questions financières et craint en outre que la très conservatrice CSU, qui représente la CDU en Bavière, ne fasse établir un péage aux autoroutes pour les étrangers. "

Voir ici :

http://www.parlament.ch/f/sessionen/sda-sessionen/Pages/20131126_bsf126_Allemagne.aspx

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/11/2013

"Par conséquent je suis extrêmement surpris de votre dernière remarque ..."
Il semble qu'il y ait déjà des routes cantonales qui soient devenues des routes nationales, tout comme le devait ces 400km par la reprise du fédéral sur certains tronçons!
Alors comment distinguer les routes cantonales qui n'ont pas besoin de vignette, et celles nationales qui y sont soumises.
Cela veut donc dire que depuis 2008 on nous préparait à une vignette automobile obligatoire, tant il serait incongru sur la route de ne pas pouvoir entrer sur une route, parce qu'elle est nationale et pas cantonale.
D'où la vignette automobile pour tous afin d'éviter ce genre de problème!
Ce qui a été totalement évité par la votation de ce week-end!

D'autre part chaque citoyen de ce pays, s'informe auprès de ceux qui connaissent le sujet, que cela soit des partis ou des lobbys. La preuve l'évolution négative de la "défiscalisation pour toutes les familles" qui à force de lobbyisme (d'où qu'il vienne) c'est vue refusée.

Écrit par : Corélande | 27/11/2013

@ Corélande :

" Cela veut donc dire que depuis 2008 on nous préparait à une vignette automobile obligatoire, tant il serait incongru sur la route de ne pas pouvoir entrer sur une route, parce qu'elle est nationale et pas cantonale. "

???
Oh là, là, c'est carrément un procès d'intention que vous faites à nos autorités fédérales !
Soyons sérieux, pourquoi vouloir faire de la vignette autoroutière suisse une sorte de resucée de feue la vignette française, alors que l'équivalent suisse de cette dernière s'appelle "taxe automobile", que son montant est variable selon les cantons, qu'elle est perçue annuellement par ceux-ci, lesquels sont seuls compétents en la matière ?
Si certains ont voté "Non" ce week-end" en pensant éviter une généralisation de la vignette à l'ensemble du réseau routier suisse, ils se sont totalement fourvoyés. Par hypothèse, cette décision serait d'ailleurs totalement incompatible avec les pratiques européennes, voire avec le droit international.

Pour le reste, j'admets que chacun "s'informe auprès de ceux qui connaissent le sujet". Quant à moi, je préfère m'informer à la source, le site de la Confédération, très bien documenté en l'occurrence :

http://www.uvek.admin.ch/themen/03527/03534/index.html?lang=fr

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 27/11/2013

Franchement dites-moi, la vignette autoroutière a été introduite pourquoi?

Les dessertes par des routes nationales ne sont pas précisées avec des panneaux indiquant que la vignette y est obligatoire....non?
Actuellement le seul éventuel contrôle se fait à l'entrée ou la sortie des autoroutes...point!
Alors suis-je vraiment en train de faire un procès d'intention à nos autorités ou est-ce un esprit visionnaire qui m'habite!!!! :-)
Belle soirée.

Écrit par : Corélande | 28/11/2013

@ Corélande :

" Franchement dites-moi, la vignette autoroutière a été introduite pourquoi? "

Introduite en 1985, soit plus de vingt ans après l'ouverture du premier tronçon autoroutier suisse en 1964 (Lausanne - Genève), la vignette est destinée à couvrir, partiellement, les coûts d'entretien et d'exploitation des routes nationales. Le produit de la vignette complète la taxe prélevée sur les carburants, laquelle diminue du fait de la baisse de la consommation des véhicules à moteur au cours des années, celle-ci étant la conséquence des améliorations techniques apportées par les constructeurs.

Rappelons que les autoroutes suisses n'ont pas été dotées de barrières de péage lors de leur conception. De ce fait la seule solution pour en introduire un a été la vignette, moyen simple, pratique et sans frais d'exploitation.

A l'entrée en Suisse, à tous les postes-frontières, des panneaux indiquent clairement que les autoroutes suisses sont soumises à la vignette. Par ailleurs ces mêmes panneaux sont apposés à l'entrée de tous les tronçons soumis à la vignette, qu'il s'agisse d'autoroutes ou de semi-autoroutes, comme entre Vallorbe et Chavornay par exemple.
Pour ma part, je ne vois aucune ambiguïté qui pourrait induire l'usager occasionnel en erreur, contrairement à ce que j'ai vu en Autriche par exemple.

Bonne fin de semaine !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 29/11/2013

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