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16/07/2015

L'islam est-il au-dessus des lois ?

Dans un article publié hier sous le titre « Une rupture du jeûne organisée à ciel ouvert », la Tribune de Genève nous apprend que la Place de Navigation à Genève a été utilisée hier (15 juillet 2015) pour la cérémonie musulmane commémorant la fin du Ramadan. Extrait de l'article :

« Une fête religieuse musulmane, une tradition, un moment convivial. C’est le sens qu’a pris la rupture du jeûne organisée exceptionnellement en public mardi soir sur la place de la Navigation, aux Pâquis. ».

Place de la Navigation – Genève 15.05.2015 (Photo Tribune de Genève)

Place de la Navigation – Genève 15.07.2015 (Photo Tribune de Genève)

 

 Le problème c'est qu'en vertu de la législation genevoise, de telles manifestations sont interdites. Dans la torpeur estivale l'aurait-on oublié ?

La « Loi sur le culte extérieur(LCExt) » stipule pourtant explicitement à son Art. 1 :

« Toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique. »

Par conséquent on aimerait bien savoir si cette cérémonie a fait l'objet d'une dérogation à la loi et si oui, qui l'a accordée et en vertu de quel principe ? Dans la cas contraire, force est d'admettre que les organisateurs, ainsi que les participants, se sont mis hors la loi. Par conséquent ceux-ci, par ailleurs parfaitement identifiables grâce aux photos assorties à l'article de la Tribune, doivent être jugés et sanctionnés, selon l'Art. 4 de ladite loi :

« Les contrevenants seront punis de l'amende. »

 

Les lois sont faites pour être appliquées et respectées. Si d'aventure on devait les trouver obsolètes ou inadaptées, il faut les révoquer mais en aucun cas les transgresser. Il existe pour cela des procédures législatives.