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28/03/2016

Les attentats de Bruxelles expliqués par Tarik Ramadan

Mercredi dernier 23 mars, dans son émission « Infrarouge » la RTS nous a imposé un pitoyable spectacle en prétendant ouvrir un débat sur le thème des attentats de Bruxelles « Pourquoi l’Europe à nouveau visée ? ». Il s’agissait de se poser des questions telles que « Pourquoi une capitale européenne est-elle à nouveau visée ? Comment expliquer que la Belgique soit devenue un terreau pour les terroristes ? ».

En invitant Tarik Ramadan à ce qui aurait dû être un débat, les téléspectateurs se sont faits imposer la litanie habituelle de l’islamologue pendant de longues minutes, à partir de la 29ème minute de l’émission notamment. Des propos d’une rare arrogance …

Tarik Ramadan, Infrarouge, RTS, 23 mars 2016

Plutôt que d’entendre Frère Tarik se complaire une fois de plus dans le rôle de victime, d’inverser les rôles en venant nous parler de « sentiment d’humiliation », de discriminations sociales et de double standard prétendument subis par ses coreligionnaires en Europe, des propos péremptoires tenus devant les autres débatteurs restés cois, nous aurions préféré entendre des paroles plus constructives, une véritable analyse objective, voire l’ébauche de propositions. Mais rien, néant, c’était Monsieur le Professeur expliquant la dure vie des communautés musulmanes d’Europe à ses élèves !

 

Quant aux causes censées avoir contribué à déclencher ces attentats, on reste pantois devant tant de mauvaise foi. En effet, en quoi les Européens seraient-ils responsables du coup d’Etat qui a renversé le Président Morsi au Caire ? En quoi la Suisse par exemple, serait-elle coupable de la situation israélo-palestinienne ? En quoi les Belges seraient-ils responsables des renversements de Saddam Hussein, de Mouammar Kadhafi, de la guerre, des exactions de l’EI, et des massacres en Syrie ?

Tarik Ramadan s’égare, ses propos éculés nous lassent, il est temps pour lui de procéder à la mise à jour de son logiciel et de passer à « islam 2.0 », la version interactive ...

 

Il est vrai qu’il n’y avait rien d’autre à attendre de ce fer de lance de l’islam européen. Alors pourquoi donc s’acharner à l’inviter ? Sans doute pour faire de l’audimat …

Au-delà du cercle habituel et restreint des porte-paroles de l’islam genevois, il y a pourtant en Suisse et ailleurs d’autres musulmans, bien plus ouverts ceux-là, qui auraient peut-être eu quelque chose à apporter à un tel débat. Pourquoi la RTS n’invite-t-elle pas des personnes telles que Madame Saïda Keller-Messahli par exemple, une femme qui se bat pour un islam progressiste, compatible avec nos valeurs occidentales faites d’égalité entre hommes et femmes, de respect envers les autres religions, de libertés de conscience et de croyance, un islam compatible avec l’Etat de droit ? Au-delà du microcosme genevois réduit à la fratrie Ramadan et à l’inénarrable Hafid Ouardiri, irrespectueux du cadre légal genevois, il existe des gens intéressants qui nous ouvriraient certainement l’horizon sur cet islam qu’on dit si divers et multiple. Je pense ici au philosophe français Abdennour Bidar par exemple.

 

Quatre jours après l’émission, soit hier 27 mars 2016, dimanche de Pâques à Lahore comme ailleurs, un nouvel attentat cible des chrétiens réunis dans un parc public de la ville pakistanaise pour fêter Pâques. Plus de 70 personnes, musulmanes et chrétiennes, perdent la vie, dont de nombreux enfants. L’émission « Infrarouge » aurait-elle eu lieu après cet attentat dans ce pays ultra musulman, qu’on se demande bien ce que Tarik Ramadan aurait trouvé à dire pour en expliquer la cause. Mais je n’ai aucune crainte, lui qui a toujours réponse à tout …

 

Copie d'écran de l'émission « Infrarouge » du 23 mars 2016, RTS

16/07/2015

L'islam est-il au-dessus des lois ?

Dans un article publié hier sous le titre « Une rupture du jeûne organisée à ciel ouvert », la Tribune de Genève nous apprend que la Place de Navigation à Genève a été utilisée hier (15 juillet 2015) pour la cérémonie musulmane commémorant la fin du Ramadan. Extrait de l'article :

« Une fête religieuse musulmane, une tradition, un moment convivial. C’est le sens qu’a pris la rupture du jeûne organisée exceptionnellement en public mardi soir sur la place de la Navigation, aux Pâquis. ».

Place de la Navigation – Genève 15.05.2015 (Photo Tribune de Genève)

Place de la Navigation – Genève 15.07.2015 (Photo Tribune de Genève)

 

 Le problème c'est qu'en vertu de la législation genevoise, de telles manifestations sont interdites. Dans la torpeur estivale l'aurait-on oublié ?

La « Loi sur le culte extérieur(LCExt) » stipule pourtant explicitement à son Art. 1 :

« Toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique. »

Par conséquent on aimerait bien savoir si cette cérémonie a fait l'objet d'une dérogation à la loi et si oui, qui l'a accordée et en vertu de quel principe ? Dans la cas contraire, force est d'admettre que les organisateurs, ainsi que les participants, se sont mis hors la loi. Par conséquent ceux-ci, par ailleurs parfaitement identifiables grâce aux photos assorties à l'article de la Tribune, doivent être jugés et sanctionnés, selon l'Art. 4 de ladite loi :

« Les contrevenants seront punis de l'amende. »

 

Les lois sont faites pour être appliquées et respectées. Si d'aventure on devait les trouver obsolètes ou inadaptées, il faut les révoquer mais en aucun cas les transgresser. Il existe pour cela des procédures législatives.