UA-65298158-1

législation

  • Boucle ferroviaire de l'Aéroport : Cherchons la vérité

    Article rédigé par M. Pierre-André Bobillier, Président de l'Association "Genève Route et Rail".
    Le Projet de loi 12525 actuellement en débat au GC, demande une étude afin de tout mettre sur la table, au grand jour et que les électeurs puissent s'exprimer.
    La commission des Travaux n'en veut pas malgré la nécessité, pour décider des 20 prochaines années engageant des milliards, d'informer ouvertement le public.
    Le refus signifierait qu'une série de dépenses de près de 5 milliards pourraient suivre sans approbation de la population et sans comparaison préalable avec d'autres solutions.
    Effrayés par le projet de cette Boucle de l'Aéroport défendu par l'association Genève Route et Rail, l'OCT a relancé des critiques, toujours les mêmes depuis 2016, dénonçant le projet comme incompatible avec l'horaire cadencé, aux coûts très largement sous-évalués, multiples problèmes techniques, etc. Autant de rumeurs qui circulent depuis trop longtemps mais que notre ministre de la mobilité connaît bien. S'y ajoute l'affirmation fallacieuse selon laquelle le projet aurait été étudié, ce qui n'est pas le cas. Autre rumeur : perte de la manne fédérale que Genève devrait endosser si le projet de l'administration devait être remis en question : pure hypothèse répandue par notre ministre sans confirmation de l'administration fédérale. Il est raisonnable de penser que l'OFT comprendrait la situation et accepterait de modifier l'allocation des fonds budgetés, puisque permettant d'éviter une dépense inutile de milliards de francs tout en, répondant totalement à la situation actuelle.

    Tous les plans et les coûts détaillés des ouvrages de la Boucle figurent sur le site http://www.gerer.ch

    Sur le projet de l’État, rien de tel, aucun détail n'est publié.

    Il est temps que les 2 projets soient analysés sereinement et objectivement : Genève mérite le meilleur service de transport possible, dans un temps raisonnable et à un coût acceptable.
    Il n'est pas raisonnable ni conforme à une bonne gestion de l’argent public que de réaliser un ouvrage à l’horizon 2045 et pour 5 milliards, contre une alternative pour 1 milliard réalisable en dix ans. La population genevoise doit pouvoir s'exprimer sur cet important sujet, des milliards potentiellement inutiles sont en jeu.
    Et nos députés exigeront sûrement cette analyse avant d'engager les prochaines 20 années.
    Auteur : Pierre-André Bobillier, Président de l'Association "Genève Route et Rail", Genève 15.6.2020

     

  • L'islam est-il au-dessus des lois ?

    Dans un article publié hier sous le titre « Une rupture du jeûne organisée à ciel ouvert », la Tribune de Genève nous apprend que la Place de Navigation à Genève a été utilisée hier (15 juillet 2015) pour la cérémonie musulmane commémorant la fin du Ramadan. Extrait de l'article :

    « Une fête religieuse musulmane, une tradition, un moment convivial. C’est le sens qu’a pris la rupture du jeûne organisée exceptionnellement en public mardi soir sur la place de la Navigation, aux Pâquis. ».

    Place de la Navigation – Genève 15.05.2015 (Photo Tribune de Genève)

    Place de la Navigation – Genève 15.07.2015 (Photo Tribune de Genève)

     

     Le problème c'est qu'en vertu de la législation genevoise, de telles manifestations sont interdites. Dans la torpeur estivale l'aurait-on oublié ?

    La « Loi sur le culte extérieur(LCExt) » stipule pourtant explicitement à son Art. 1 :

    « Toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique. »

    Par conséquent on aimerait bien savoir si cette cérémonie a fait l'objet d'une dérogation à la loi et si oui, qui l'a accordée et en vertu de quel principe ? Dans la cas contraire, force est d'admettre que les organisateurs, ainsi que les participants, se sont mis hors la loi. Par conséquent ceux-ci, par ailleurs parfaitement identifiables grâce aux photos assorties à l'article de la Tribune, doivent être jugés et sanctionnés, selon l'Art. 4 de ladite loi :

    « Les contrevenants seront punis de l'amende. »

     

    Les lois sont faites pour être appliquées et respectées. Si d'aventure on devait les trouver obsolètes ou inadaptées, il faut les révoquer mais en aucun cas les transgresser. Il existe pour cela des procédures législatives.